Il y a-t-il assez de diversité dans le journalisme?

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La société québécoise est de plus en plus multiculturelle. C’est un fait difficile à nier : Les minorités visibles au Québec représentaient près de 20% de la population en 2011. Les Autochtones eux, représentaient 1.8%.

 

Le 6 octobre dernier, plusieurs journalistes, issus des communautés ethniques à Montréal, ont été invités pour répondre à des questions sur la diversité dans le milieu des médias. La rencontre a eu lieu dans le cadre d’un panel organisé par le responsable du certificat en journalisme de l’Université de Montréal, Robert Maltais.

 

À l’honneur,

 

Tous ont partagés leurs expériences journalistiques devant une trentaine de personne vendredi soir.

 

D’entrée de jeu, lorsqu’on lui demande si elle croit à la diversité dans les médias,

Rachelle Mc Duff répond « Ça fait dur, il y a beaucoup de travail à faire ». Elle explique que contrairement à la parité hommes/femmes qu’elle dit acceptable chez le journal Métro, on ne peut pas en dire autant de la diversité. Elle compte 3 personnes issues des minorités visibles. À la réception de Curriculum Vitae, Rachel Mc Duff se fait un devoir de considérer toutes les candidatures, quitte à même mettre les C.V. des personnes non Québécoises en haut de sa pile.

Mais le problème proviendrait du manque de formation des candidats.

 

Dorothy Alexandre, quant à elle, explique son point de vue de par son expérience personnelle « Dans les familles haïtiennes, la carrière de journaliste n’est pas valorisée. » Après avoir obtenu son Baccalauréat en sciences, elle travailla durant 7 années pour TVA avant de se lancer à son compte.

 

Akli Abdallah parle plutôt de briser les idées fausses « On ne devrait pas intervenir auprès des Musulmans que lorsqu’il y a des crises ». Journaliste à Radio-Canada depuis 1992, il remarque que dans la communauté maghrébine, très peu ont réussi à faire leur place dans les médias.

 

Raed Hammoud aborde la question avec philosophie « Il faut laisser le temps au temps ».  Selon-lui le débat sur la diversité dans le journalisme ne se résoudra pas en nous enfermant dans notre nationalité.

 

À l’instar de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, les écoles de journalisme au Québec, n’ont toujours pas des cours sur la diversité.  Ce fut une des solutions proposées lors du débat de la soirée. Une chose est certaine, les médias québécois se doivent d’être représentatifs de la société s’ils veulent perdurer. Leur mandant premier étant de communiquer avec le peuple.

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Sources :

 

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